Hassan Al-Washal, analyste politique yéménite et directeur de cabinet d'avocats a souligné lors d’une interview accordée à l’agence iranienne Tasnim, qu'aucun accord politique ne pourra empêcher la poursuite en justice des Saoudiens ainsi que de leurs alliés pour crimes de guerre au Yémen.
"Les discussions du Koweït sont très importantes car soit elles nous mèneront vers un cessez-le-feu, soit elles échoueront et les combats reprendront cette fois de plus belle", a-t-il dit avant de poursuivre :
" Si la guerre avait continué, les villes de Najran, Jizan et Asir dans le sud de l'Arabie seraient tombées en espace de quelques heures seulement, sous le contrôle de l'armée et des comités des forces populaires yéménites."
D’une part, en raison de sa défaite cuisante, l’ennemi au Yémen n'a atteint aucun de ses objectifs prédéfinis, et d’autre part, les Saoudiens et leurs alliés ont été contraints de venir à la table des négociations, voyant trois de leurs provinces s’engouffrer dans le bourbier préparé par les forces militaires et des comités populaires yéménites.
" Nous continueront de négocier mais en gardant le doigt sur la gâchette", a-t-il lancé.
À la fin, l'expert yéménite a souligné le fait que l’Arabie Saoudite ainsi que les autres pays qui se sont alliés à ce régime devront répondre pour tous les crimes de guerre commis.