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Il n’existe aucun fondement pour l’inspection des sites nucléaires bombardés (Eslami)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le directeur de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami, s’est exprimé en marge de la réunion hebdomadaire du gouvernement, ce mercredi 24 décembre à Téhéran. ©president.ir

S’exprimant ce mercredi 24 décembre en marge de la réunion du gouvernement, le directeur de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami, a déclaré que les pressions politiques et psychologiques exercées en vue d’inspections de sites nucléaires endommagés n’auront aucun effet, appelant à la mise en place de procédures claires pour de telles situations.

M. Eslami a affirmé qu’il n’existe actuellement aucune instruction codifiée concernant l’inspection d’installations nucléaires ayant subi des dommages à la suite des attaques israélo-américaines lancées en juin 2025.

Pour rappel, en juin 2025, lors de l’agression américano-israélienne contre l’Iran, les États-Unis ont bombardé trois installations nucléaires iraniennes à Fordow, Natanz et Ispahan, en violation flagrante du droit international et du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

Ailleurs dans ses remarques, M. Eslami a souligné que l’article 68 de l’Accord de garanties ne fait référence qu’aux accidents naturels et aux dommages qui en résultent, et non aux attaques militaires ou aux situations de guerre.

« Si l’AIEA considère les attaques militaires contre des installations nucléaires placées sous garanties comme acceptables, elle doit l’approuver explicitement et le déclarer clairement. Mais si ces attaques ne sont pas autorisées, elles doivent être condamnées et les procédures d’après-guerre doivent être clairement définies », a-t-il précisé.

Il a ajouté que tant que ces conditions ne seront pas formellement définies par l’Agence, l’Iran n’acceptera aucune demande de reprise des inspections des sites endommagés.

« Tant que ces conditions ne seront pas formellement définies par l’Agence, l’Iran n’acceptera aucune demande de reprise des inspections des sites endommagés », a-t-il affirmé.

Concernant la coopération entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), M. Eslami a déclaré qu’aucun pays dans l’histoire n’a coopéré avec l’Agence autant que la République islamique d’Iran et l’Organisation iranienne de l’énergie atomique.

« Les inspections les plus étendues et les plus intensives jamais menées ont été imposées à l’industrie nucléaire iranienne, et il n’existe pas un seul rapport faisant état d’une non-conformité ou d’un détournement par rapport aux garanties », a-t-il précisé.

En outre, il a indiqué que ces pressions politiques ont été exercées afin de nuire au peuple iranien et de l’affaiblir, les qualifiant d’« illégitimes ». « Nos activités [nucléaires] sont entièrement pacifiques et s’inscrivent dans le cadre du progrès du pays », a-t-il ajouté.

Faisant référence à la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU tenue mardi, M. Eslami a déclaré que les discussions ne suscitaient plus seulement le regret, mais mettaient désormais clairement en lumière la nature et l’ampleur des pressions exercées par les États-Unis sur l’industrie nucléaire iranienne, au cours des 25 dernières années.

Il a noté que Washington a ouvertement déclaré dans sa stratégie de sécurité nationale qu’il ne poursuit pas ses intérêts par le biais des organisations internationales, mais qu’il s’appuie plutôt sur « la loi de la jungle et l’usage de la force ».

Le directeur de l’OIEA a qualifié le rapport, les déclarations et les références formulées lors de la session de mardi du Conseil de sécurité de « totalement non professionnels et non juridiques ».

Il a souligné que la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU a expiré et que, même si elle devait être invoquée, ses exigences procédurales n’ont pas été respectées.

Il a affirmé que les allégations selon lesquelles un prétendu non-respect par l’Iran de ses engagements au titre de l’accord nucléaire de 2015 (PGAC) justifierait le rétablissement des précédentes sanctions onusiennes sont « totalement rejetées et inacceptables ».

M. Eslami a poursuivi en indiquant que la Chine et la Russie, deux membres permanents du Conseil de sécurité disposant d’un droit de veto, ont rejeté sans équivoque ces allégations. Il a déclaré que cette démarche menée par les trois pays européens — l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni — et les États-Unis, avec le soutien du lobby israélien, est dépourvue de toute base juridique et ne peut être appliquée.

Par ailleurs, il a fait état de la tenue d’un festival multimédia national intitulé La technologie nucléaire au service de la vie, organisé conjointement avec la Radiodiffusion de la République islamique d’Iran (IRIB).

Cette initiative vise à contrer la désinformation et les récits déformés concernant le programme nucléaire iranien, en présentant des contenus à plusieurs niveaux grâce à la participation du public et des médias, a-t-il ajouté.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV