Les récentes évolutions dans le sud du Yémen, avec l’implication du mouvement séparatiste Conseil de transition du Sud dirigé par les Émirats arabes unis, ne constituent pas un projet national, mais représentent un instrument entièrement émirati destiné à fragmenter le Yémen et à transformer sa partie méridionale en une zone d’influence au profit de projets étrangers, a déclaré Mohammad al-Farah, membre du bureau politique du mouvement de résistance yéménite Ansarallah.
M. Al-Farah a averti que ces événements dans le sud du Yémen ouvrent la voie à la présence des forces israéliennes dans l’une des zones les plus sensibles pour la sécurité nationale yéménite, à savoir le détroit de Bab el-Mandeb et la mer d’Arabie.
Faisant référence au rôle des Émirats arabes unis et de l’Arabie saoudite dans l’occupation, la partition et le pillage des richesses et des ressources du Yémen, le haut membre d’Ansarallah a déclaré que tout cela se réalise par l’intermédiaire des forces mercenaires yéménites affiliées à des puissances étrangères, auxquelles une couverture et une légitimité sont accordées, au prix du sang des Yéménites.
🎥 🇾🇪 L'est du Yémen connaît une escalade des tensions avec l'émergence d'une coordination militaire saoudo-omanaise
— Press TV Français (@fr_presstv) December 27, 2025
Abdullatif Al-washali,
Press TV, Sanaa pic.twitter.com/TdwXfQyF2p
Au cours des derniers jours, les éléments du Conseil de transition du Sud dirigé par les Émirats arabes unis se sont emparés de vastes zones dans plusieurs provinces méridionales du Yémen, notamment Hadramaout et Mahra. Le Conseil a prétendu que ses offensives militaires visent à « expulser les extrémistes » et empêcher ce qu’il qualifie « d’opérations de contrebande ». Ils ont aussi pris le contrôle de certains champs pétroliers situés dans des zones frontalières de l’Arabie saoudite.
À noter que l’Hadramaout, la plus grande province du Yémen, représente plus d’un tiers de la superficie du pays et possède d’importantes ressources pétrolières et minières, ainsi qu’un littoral de 450 kilomètres.
Ces évolutions ont ravivé les inquiétudes quant à la possibilité de nouveaux affrontements entre le Conseil de transition du Sud et d’autres groupes affiliés à l’Arabie saoudite. Parallèlement, les spéculations se sont intensifiées sur les efforts du Conseil visant à rétablir l’ancien État du « Yémen du Sud », qui existait avant l’unification du pays en 1990.