Alors que les États-Unis, l’Europe et Israël mènent une « guerre totale » contre la République islamique d’Iran, le pays demeure plus fort que jamais, tant au niveau de ses capacités militaires que ses ressources humaines, a affirmé le président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien exclusif accordé au site Web du Leader de la Révolution islamique l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, diffusé ce samedi 27 décembre.
Le président Pezeshkian a ainsi mis en garde Israël et les États-Unis contre toute nouvelle agression militaire, affirmant : « S’ils choisissent de nous affronter, ils feront naturellement face à une riposte plus décisive ».
M. Pezeshkian a réitéré que l’Iran se trouve actuellement dans une situation de « guerre totale » avec les États-Unis, Israël et l’Europe, affirmant que ces derniers ne veulent pas que notre pays tienne debout. Cette guerre est « pire, bien plus complexe et plus difficile » que la guerre imposée par l’Irak, sous le régime de Saddam Hussein, dans les années 1980, a indiqué le président iranien avant de mettre l’accent sur le fait que les États-Unis et Israël exercent des pressions sur l’Iran et créent des problèmes économiques, culturels, politiques et sécuritaires pour le pays.
Ceci en référence à l'intervention des États-Unis qui se sont joints au régime israélien dans son agression militaire contre la République islamique en juin 2025 et ont pris pour cible trois sites nucléaires, en violation flagrante du droit international, du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et de la Charte des Nations Unies.
En riposte, les forces armées iraniennes ont ciblé des sites stratégiques dans les territoires occupés, ainsi que la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar, la plus grande base militaire américaine en Asie de l’Ouest, contraignant les agresseurs à mettre fin à leurs agressions.
Après la guerre des 12 jours, la troïka européenne — Allemagne, France et Royaume-Uni — ont déclenché le mécanisme de retour automatique des sanctions onusiennes, dit snapback, prévu dans l’accord nucléaire de 2015, aujourd’hui caduc.
Ailleurs dans ses remarques, le président iranien a averti que les ennemis ont eux-mêmes déclaré ouvertement leur intention d’exploiter d’éventuels événements internes en Iran. Il a indiqué que les agresseurs pensaient qu’une attaque militaire entraînerait l’effondrement de la République islamique.
« Tout leur calcul reposait sur l’idée que, s’ils lançaient une attaque, les gens descendraient dans la rue, des troubles éclateraient et les moyens de subsistance de la population seraient perturbés », a-t-il ajouté, avant de faire part de l’importance de renforcer l’unité nationale afin que les ennemis perdent tout espoir d’attaquer l’Iran ou d’interférer dans ses affaires intérieures.
Plus loin dans ses remarques, le président iranien a affirmé que l’Iran a considérablement amélioré ses relations avec les pays voisins et les États riverains du golfe Persique dans plusieurs domaines, notamment culturels, scientifiques et économiques.
En outre, il a salué le renforcement des liens avec la Chine, la Russie et les pays riverains de la mer Caspienne, en déclarant que les relations internationales de l’Iran sont en pleine évolution, malgré les défis.
Le président iranien a ajouté que les corridors constituent désormais une priorité pour son administration.
« Nous avons alloué les ressources nécessaires aux axes Nord–Sud et Est–Ouest, et l’année prochaine, nous avancerons à un rythme bien plus rapide — tant en matière de construction de routes, de trains et de voies ferrées que pour les wagons, les locomotives diesel et les équipements indispensables », a expliqué le président Pezeshkian.
Il a conclu en assurant que son gouvernement prend toutes les mesures nécessaires afin de résoudre les problèmes du pays.