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L’Iran a déclaré la Marine royale canadienne « organisation terroriste » en réponse à une décision similaire du Canada visant le CGRI

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Un podium pour le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères dans le bâtiment du ministère

L’Iran a officiellement désigné la Marine royale canadienne comme organisation terroriste en réponse à la « décision illégale » du gouvernement canadien en 2024 ciblant une partie des forces armées iraniennes.

Dans un communiqué publié ce mardi 30 décembre, le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que cette mesure avait été prise dans le cadre du « principe de réciprocité » et en réponse à la désignation par les États-Unis du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste », étendant ainsi ce principe au Canada.

Le ministère a déclaré que la décision d’Ottawa contre le Corps des gardiens de la Révolution islamique, « reconnu comme l’un des piliers des forces armées officielles du pays », violait les principes fondamentaux du droit international.

Selon le communiqué, l’Iran a agi sur la base du principe de réciprocité et de l’article 7 de la loi de 2019, qui stipule que « tous les pays qui suivent ou soutiennent de quelque manière que ce soit la décision des États-Unis de désigner le CGRI comme organisation terroriste seront soumis à des mesures de réciprocité ».

Sur cette base, a déclaré le ministère, la Marine royale canadienne relève du champ d’application de la loi et a été identifiée et désignée comme une organisation terroriste.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que cette décision était une réponse directe à la décision du Canada, l’an dernier, de classer le Corps des gardiens de la Révolution islamique comme organisation terroriste, la décrivant comme un signe de l’hostilité persistante d’Ottawa envers Téhéran.

En 2012, le Canada a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran et fermé son ambassade à Téhéran à la surprise générale, invoquant diverses raisons, notamment le soutien de l’Iran à la Syrie, ou encore le programme nucléaire iranien et des menaces présumées contre le régime israélien.

Ottawa a cependant retiré la même année l’organisation terroriste anti-iranienne Moudjahidine du peuple (OMK) de sa liste d’organisations terroristes.

Cette mesure est intervenue après une dizaine d’années de campagne et des dépenses de millions de dollars de la part de ce groupuscule, qui s’est ouvertement vanté d’avoir mené des opérations terroristes contre des milliers de responsables et de civils iraniens.

Pour rappel, le Canada a inscrit, le 19 juin 2024, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) sur sa liste des organisations terroristes, une décision qui a été fermement condamnée par les autorités iraniennes à l’époque.

Téhéran a rejeté à plusieurs reprises ces catégorisations, affirmant qu’elles n’ont aucun fondement juridique et qu’elles portent atteinte aux normes internationales régissant les relations entre États.

En 2022, le ministère iranien des Affaires étrangères a imposé des sanctions à huit responsables canadiens et à une institution pour leur appui, entre autres, à des terroristes anti-iraniens et à des actes de terrorisme.

Le ministère a annoncé les sanctions dans un communiqué le 3 novembre de la même année, indiquant qu’il avait adopté ces mesures notamment en raison du soutien apporté par les personnes visées à l’OMK.

Il faudrait également rappeler que ce pays nord-américain sert depuis des années de refuge aux individus impliqués dans le détournement de fonds iraniens, qui s’y sont réfugiés en sachant qu’Ottawa ne se donnerait pas la peine de les extrader.

Parmi eux figure Mahmoud Reza Khavari, un ancien banquier iranien, qui a fui au Canada après la révélation d’une fraude financière de 2,6 milliards de dollars en 2011.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV