Le ton a été ferme et accentué dans le communiqué du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), publié en ce samedi 3 janvier, à l’occasion du sixième anniversaire de l’assassinat du général Soleimani, pour indiquer que cet assassinat n’a point faibli l’Iran ni le Front de la Résistance, mais qu'il a entraîné un déclin de la puissance politique et sécuritaire des États-Unis en Asie de l’Ouest et bien au-delà.
« L’érosion de la puissance politique et sécuritaire du système de l’hégémonie mondiale et l’effondrement de l’ordre dirigé par les États-Unis dans la région et au-delà figurent parmi les effets durables [déployés par] ce martyr et des combattants du Front de la Résistance », peut-lire dans les lignes du communiqué qui indique combien l’héritage de l’ancien commandant iranien continue aujourd’hui encore d’influencer les évolutions régionales.
Les États-Unis et le régime israélien ont pris pour cible le général Soleimani dans l'espoir de nuire aux groupes de résistance, poursuit le texte qui désigne explicitement le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu comme responsables de cet « assassinat lâche ».
En outre, le communiqué du CGRI explique combien cet assassinat a en réalité renforcé les mouvements alignés sur la vision du général Soleimani, citant notamment l’opération Tempête d’Al-Aqsa menée par le mouvement de résistance palestinien Hamas comme preuve d’une intensification de l’activité et de la coordination entre les combattants de la Résistance.
D’après ce texte, le martyre du général Soleimani « a marqué le début de son influence durable » sur les mouvements de résistance dans la région qui s’opposent aux politiques américaines et israéliennes dans la région.
Le CGRI a rattaché l’héritage de Soleimani à « un cadre idéologique et politique plus large » fondé sur la justice, le courage et la résistance à la domination, considérant la popularité croissante du slogan « Free Palestine » (Libérez la Palestine) tant dans le monde musulman que dans les pays occidentaux, comme étant le « reflet de l’élargissement de l’influence de ce mouvement ».
Washington continue ses pressions ainsi que ses tentatives de déstabilisation de l’Iran par désespoir dans la mesure où il n’a pas atteint ses objectifs par l’assassinat du général Soleimani et la confrontation militaire, peut-on lire dans le communiqué du Corps des gardiens de la Révolution islamique qui a affirmé que les récentes tentatives de provoquer des troubles à l’intérieur du pays ont été déjouées grâce à « la vigilance et l’unité du peuple ».
En conclusion, le CGRI a réaffirmé son allégeance au Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et a promis que les forces armées iraniennes ainsi que les groupes de résistance poursuivront la voie tracée par Soleimani.
Pour rappel, le général Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), ainsi qu’Abou Mahdi al-Mohandes, le numéro deux des Unités de mobilisation populaire irakienne (Hachd al-Chaabi), et leurs compagnons, ont été assassinés dans une frappe de drone américaine commanditée par le président américain Donald Trump, près de l’aéroport international de Bagdad, le 3 janvier 2020.
Les deux commandants jouissaient d’un immense respect à travers l’Asie de l’Ouest pour avoir joué un rôle déterminant dans la lutte contre le groupe terroriste Daech, notamment en Irak et en Syrie.