Un homme a été grièvement blessé ce samedi dans une attaque de drone israélienne dans le sud du Liban, au lendemain d’une série de frappes israéliennes sur le Sud et la Békaa. Dénonçant « une tendance inquiétante », la Force intérimaire des Nations unies au Liban a accusé le régime israélien d’avoir tiré à plusieurs reprises à proximité de ses patrouilles.
Plus d’un an après le cessez-le-feu, les frappes israéliennes se poursuivent. Un homme a été grièvement blessé, samedi 3 janvier, après le tir « de deux missiles sur une camionnette » à Al-Khiyam, une localité du sud du Liban, selon les médias libanais.
Sur les réseaux sociaux, au même moment, l’armée israélienne a annoncé avoir frappé un combattant du Hezbollah, dans la région d’Al-Khiyam.
Vendredi, les forces israéliennes avaient procédé à « une douzaine de bombardements sur le sud du Liban et la Békaa.
« Les avions de chasse israéliens ont visé à deux reprises la périphérie d'Ansar, ainsi qu'une zone entre Tebna et Baïssariyé (dans le caza de Saïda), les hauteurs de Rihane (Jezzine), la vallée d'Aazzé, la région de Wadi el-Akhdar, dans l'Iklim el-Touffah (Nabatiyé) et les collines de Sajed (Bint Jbeil) », selon les médias libanais.
Dans un communiqué, relayé le même jour sur le site des Nations Unies, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a dénoncé une « tendance préoccupante » après des tirs « essuyés » par deux de ses patrouilles près de Kfar Shuba, estimant que les tirs provenaient de positions israéliennes. La FINUL a immédiatement transmis une demande de « cessez-le-feu », via ses canaux de liaison, est-il précisé.
Selon le ministère libanais de la Santé, 331 personnes ont été tuées et 945 blessées dans des attaques israéliennes entre le 27 novembre 2024 – date de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah – et le 20 novembre 2025.
Aux termes de cet accord, Tel-Aviv devait se retirer complètement du territoire libanais, mais a maintenu des forces stationnées sur cinq sites, en violation flagrante de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU et des termes de l’accord de novembre 2024.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, Israël a violé l’accord des milliers de fois en menant des attaques répétées sur le territoire libanais. Les autorités libanaises ont averti que ces violations du cessez-le-feu par le régime menacent la stabilité nationale.