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Iran : démantèlement de cellules terroristes

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

En Iran, les autorités sécuritaires et judiciaires ont fait état du démantèlement de plusieurs cellules de terroristes armées et de l’arrestation d’éléments liés aux services d’espionnage étrangers ; ils étaient chargés de détourner les manifestations pacifiques pour en faire des foyers de violence.

Les troubles se poursuivent depuis plusieurs jours. Initialement pacifiques, les manifestations ont été détournées par des émeutiers qui ont exploité les inquiétudes du public face à la hausse du coût de la vie et à la dépréciation de la monnaie nationale pour inciter à la violence.

À Boroujerd (ouest), le procureur Goudarz Amraï a confirmé l’arrestation de plusieurs fauteurs de troubles qui ont attaqué des lieux de culte et détruit des biens publics.

D’après les rapports judiciaires, les personnes arrêtées étaient des individus non originaires de la région, ayant de lourds antécédents criminels. Ils sont venus dans la ville dans le but précis d’inciter à la violence.

Le centre d’information de la police du Lorestan a annoncé que les forces de sécurité avaient neutralisé un groupe armé de quatre individus à Boroujerd.

Cette cellule préparait une opération sous faux drapeau visant à imputer la mort de civils à l’État afin de déstabiliser la région. Des armes à feu, des munitions et du matériel spécialisé pour la fabrication d’engins explosifs artisanaux ont été saisis dans leur cachette.

Par ailleurs, quatre individus ont été arrêtés à Qazvin pour avoir planifié des attaques complexes contre des installations militaires et gouvernementales.

Lundi, les autorités de sécurité de Téhéran ont annoncé l’arrestation d’un agent du Mossad qui opérait clandestinement parmi les manifestants.

Selon les autorités, cet individu a avoué avoir servi d’intermédiaire de haut niveau, recevant des instructions tactiques via les réseaux sociaux tels qu’Instagram et Telegram de la part de ses supérieurs basés en Allemagne.

Sa mission consistait notamment à recruter des jeunes pour déclencher des violences urbaines et à filmer les troubles à des fins de propagande étrangère.

Les autorités ont pris des mesures nécessaires pour contrer une campagne de guerre numérique coordonnée qui a été déclenchée dans le but de diffuser de la désinformation.

À Téhéran, 40 personnes ont été arrêtées pour avoir utilisé des outils d’intelligence artificielle (IA) afin de créer et de diffuser de fausses images et vidéos de troubles.

Ces deepfakes et des images recyclées des années précédentes ont été utilisés pour suggérer l’illusion d’un chaos généralisé.

Ces individus ont été identifiés grâce à des opérations techniques et de renseignement, tandis que les contenus trompeurs avaient été supprimés en coordination avec les autorités judiciaires.

Quatre policiers morts en martyr

Au moins quatre policiers ont été tués en martyr lors d’incidents distincts survenus à travers l’Iran mercredi et jeudi.

À Malard, à l’ouest de Téhéran, l’agent des forces de l’ordre Shahin Dehghan a été mortellement poignardé alors qu’il tentait de rétablir l’ordre lors d’une émeute.

Dans la province du Sistan-et-Baloutchistan (sud-est), Mahmoud Haghighat a été assassiné lorsque des hommes armés ont ouvert le feu sur son véhicule. Les assaillants ont par la suite été identifiés comme étant membres du groupe terroriste Jaïsh al-Adl.

À Lordegan, dans le sud-ouest du pays, les affrontements ont dégénéré lorsque des émeutiers, dont certains étaient armés de fusils de chasse de calibre militaire, ont ouvert le feu sur la police, tuant deux officiers et en blessant 30 autres.

Ces assassinats marquent une escalade violente qui dépasse le cadre des protestations économiques, décrivant ces incidents comme une tentative calculée de déstabiliser le pays par une insurrection armée.

L’agence de presse Tasnim a rapporté jeudi que des factions kurdes séparatistes basées dans le nord de l’Irak sont passées d’un soutien logistique à des opérations de terrain actives sur le territoire iranien.

Selon Tasnim, des sources du renseignement ont documenté l’implication directe de ces groupes dans les provinces d’Ilam et de Kermanshah, dans l’ouest du pays.

Par ailleurs, cinq personnes ont été tuées dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’une attaque contre un commissariat de police à Chenaran, dans la province du Khorasan Razavi (nord-est), a déclaré jeudi un responsable de la sécurité provinciale.

Amirollah Shamaghdari, vice-gouverneur chargé de la sécurité et de l’application de la loi de la ville, a indiqué que les assaillants avaient escaladé les murs du commissariat. Au cours de ces derniers jours, a-t-il ajouté, 23 policiers et un manifestant avaient été blessés lors des troubles qui ont secoué la province, selon l’agence de presse officielle IRNA.

Il a souligné que les sites sensibles et militaires sont des installations protégées et que leur sécurisation est une priorité, appelant les citoyens à dissocier les manifestations pacifiques des actes de violence et de destruction de biens publics.

M. Shamaghdari a déclaré que Machhad était la ville la plus instable de la province mercredi, tandis que Chenaran et Nichabour ont connu des troubles. Il a par ailleurs fait état de l’arrestation de plusieurs émeutiers à Machhad, Nichabour et Sabzevar.

Il a également évoqué un incident au cours duquel les émeutiers ont retiré les drapeaux iraniens d’une place publique, précisant que le drapeau a été hissé à nouveau avec la participation des habitants.

Ces émeutes et attaques armées ont été ouvertement incitées et soutenues par les personnalités américaines et israéliennes.

Le président américain, Donald Trump, a exprimé à plusieurs reprises son soutien aux émeutiers, avertissant que Washington pourrait attaquer l’Iran si des manifestants qu’il a qualifiés de « pacifiques » étaient pris pour cible.

L’ancien secrétaire d’État américain Mike Pompeo a également publié des déclarations faisant allusion à l’implication du Mossad dans les émeutes et laissant entendre l’existence de complots séparatistes visant la province du Sistan-et-Baloutchistan.
Ces dernières menaces surviennent quelques jours seulement après que Trump a apparemment donné son feu vert à d’éventuelles attaques israéliennes contre l’Iran en raison de ses programmes nucléaires et balistiques.

Elles font également suite à une agression américano-israélienne menée en juin 2025, que les autorités iraniennes d’acte ont qualifié de « terrorisme d’État ». Au cours de l’agression, qui a duré douze jours, plus d’un millier de civils ont été tués et infrastructures civiles, militaires et nucléaires ont été prises pour cibles.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV