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La riposte iranienne à toute agression fera regretter l'ennemi (Baghaï)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. (Photo d’Archives)

S’adressant aux journalistes lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Téhéran ce lundi 26 janvier, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères est revenu sur les récentes actions américaines en Asie de l’Ouest, dont la tenue d’exercices militaires. Ceux qui s’aviseront de commettre une agression quelconque contre la République islamique s’en mordront les doigts après la riposte iranienne, a martelé Esmaïl Baghaï.

M. Baghaï a expliqué que Téhéran fait, aujourd’hui encore, face à une forme de guerre hybride et de nouvelles menaces de la part des États-Unis et du régime sioniste comme ce fut le cas tout au long des mois qui ont suivi l’agression israélo-américaine du mois de juin 2025.

Ces remarques ont été formulées alors que le pays fait face à diverses machinations et nouvelles sanctions de l’hégémonie mondiale. En tirant parti des manifestations pacifiques qui ont éclaté en Iran contre la vie chère, des violences, ouvertement encouragées par le régime israélien et le président américain Donald Trump, ont entraîné d’importants dégâts aux biens publics et privés, avec une destruction généralisée de commerces, d’institutions gouvernementales, d’infrastructures de services publics et la mort de milliers de civils, dont des femmes et des enfants, ainsi que des membres des forces de sécurité.

Ailleurs dans ses propos, le porte-parole de la diplomatie iranienne a fait remarquer que les pays de la région sont conscients que toute insécurité dans la région ne touchera pas uniquement l’Iran.

L’Iran a confiance en ses propres capacités et a aussi gardé à l’esprit les leçons de l’agression de juin, a-t-il dit, avant de souligner que la riposte de Téhéran à toute agression sera plus forte que jamais et fera regretter les auteurs.

En outre, M. Baghaï a condamné la récente résolution anti-iranienne du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, affirmant que celle-ci avait provoqué des divisions au sein de la communauté internationale. Le Conseil a en effet adopté une résolution, approuvée par 25 voix contre 7 oppositions et 15 abstentions. Cette dernière prolonge de deux ans le mandat de la Mission indépendante d’établissement des faits sur l’Iran. Le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Iran sera quant à lui prolongé d’un an. Elle demande aussi une enquête urgente de la Mission d’établissement des faits, dans le contexte de ce qui a été qualifié de « répression des récents troubles en Iran ».

Dans un autre volet de ces propos, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a rappelé que l’Allemagne et le Royaume-Uni, qui ont proposé la résolution, ont tenté de persuader la communauté internationale d’accepter un récit déformé des événements en Iran. Dans les faits, près de la moitié des membres du Conseil ont voté contre cette résolution ou se sont abstenus, envoyant ainsi un message important, a-t-il déclaré, remerciant les pays qui ont reconnu la réalité avec responsabilité.

En ce qui concerne la désignation par le Parlement européen du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste, Esmaïl Baghaï a souligné que cette décision à l’encontre d’une partie des forces armées d’un pays est contraire au droit international et entraîne de graves conséquences.

Il a ajouté que le fait de cibler une institution nationale avec des étiquettes offensantes risque d’encourager la propagation des groupes terroristes, assurant que l’Iran réagira à cette action.

Plus loin dans ses propos, M. Baghaï a dénoncé le deux poids deux mesures des États-Unis en matière de droits de l’homme. À titre d’exemple, les événements survenus au cours des deux dernières années dans les territoires palestiniens occupés n’ont pas même entraîné la convocation d’une session du Conseil des droits de l’homme, a-t-il déploré, tout en indiquant que les responsables israéliens poursuivis en justice se déplacent facilement. Ceci alors que les autorités iraniennes sont soumises à des restrictions arbitraires, a-t-il ajouté.

Il a déclaré que les États-Unis mènent ouvertement des politiques d’exploitation d’autres pays, qualifiant la récente répression des manifestants aux États-Unis de « violation flagrante des droits de l’homme », en allusion à la mort d’Alex Pretti tué par des agents fédéraux américains. 

À noter qu’à Minneapolis, des manifestants bravent le froid glacial pour descendre dans la rue et condamner ce crime. Ces manifestations se propagent à travers tout le pays.

Par ailleurs, M. Baghaï a souligné que les menaces et les actions provocatrices israéliennes sont à l’origine de l’instabilité en Asie de l’Ouest.

Malgré les accords de cessez-le-feu dans la bande de Gaza et au Liban, les attaques israéliennes contre les civils se poursuivent.

Dans ce droit fil, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué que la nuit dernière seulement, Israël a violé l’espace aérien libanais à 15 reprises.

Ailleurs dans son discours, le diplomate iranien a déclaré que la République islamique entretient des relations de longue date et réciproques avec la Russie et la Chine, affirmant qu’une coopération de défense étendue existe depuis longtemps. Il a souligné que ces collaborations se poursuivraient de manière soutenue.

« La Russie et la Chine sont membres du Conseil de sécurité et sont tout à fait conscientes des responsabilités de ce dernier en matière de maintien de la paix. Nous sommes également en contact étroit avec ces deux pays concernant les récentes évolutions », a-t-il souligné.

En ce qui concerne le Groenland, M. Baghaï a déclaré que la position de l’Iran est claire et que le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de tous les pays était un principe fondamental.

À ce propos, il a affirmé que l’application sélective de ces principes compromet leur crédibilité, soulignant un défi auquel sont confrontées les nations occidentales.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV