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Le personnel hospitalier de la France en grève pour dénoncer des conditions de travail

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Une marche de médecins devant la préfecture, à Pau le 5 janvier 2026. (Archives)

Le personnel soignant des urgences de plusieurs hôpitaux français poursuit sa grève massive pour alerter sur des conditions jugées critiques et des manques d’effectifs préoccupants.

À l'hôpital Lyon Sud, les agents des urgences sont en grève depuis le mercredi 11 février, réclamant des renforts face à un afflux massif de patients.

Selon le quotidien régional Le Progrès, certains patients ont été refusés aux urgences samedi : « Nous avons dû leur demander d’aller dans d’autres hôpitaux après avoir diminué les entrées aux urgences », indique un infirmier sous couvert d’anonymat.

Au CHU d’Angers, la grève des urgences, lancée le 19 janvier 2026, se poursuit. Selon Ouest France, les syndicats ont prévu cette semaine une rencontre avec Christophe Béchu, le maire d’Angers, ainsi qu’un appel à la mobilisation.

Plus de cent grévistes ont adressé une lettre ouverte au maire et président du conseil de surveillance, dénonçant des patients contraints d’attendre parfois plus de dix jours dans les couloirs. « Des patients dorment dans des conditions indignes », alertent les soignants. Les revendications portent sur des renforts en personnel et une amélioration des conditions de prise en charge, dans un contexte de saturation chronique des urgences.

À l'hôpital de Chartres, les syndicats FO et CGT ont déclenché un mouvement de grève illimitée dans le service des urgences depuis le jeudi 12 février. Selon L’Écho Républicain, le préavis de grève déposé le 6 février n’a pas été levé.

Corinne Legeay, secrétaire générale du syndicat FO des hospitaliers de Chartres, souligne que les effectifs paramédicaux ne suffisent plus à gérer le flux de patients, notamment dans une population vieillissante. « Les gens attendent des heures sur des brancards dans les couloirs », précise-t-elle. Les syndicats dénoncent également l’épuisement généralisé du personnel, le manque de lits et des conditions d’accueil jugées indignes.

À l'hôpital d’Ajaccio, les urgences connaissent une saturation chronique et le personnel dénonce une « certaine forme de maltraitance » malgré leur engagement, notamment pour des patients sans solution d’hospitalisation.

Au CHU de Dijon, les urgences ont enregistré début février des délais d’attente pouvant atteindre 35 heures, principalement en raison d’un manque de lits d’aval. Selon Le Bien Public, la situation s’est aggravée depuis janvier, provoquant un engorgement persistant.

Depuis la reprise des grèves dans les hôpitaux français, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, ne s’est pas encore exprimée publiquement sur le sujet.

Le 5 janvier, les médecins libéraux ont également lancé une grève de dix jours pour protester contre la réforme des retraites et les conditions de travail jugées de plus en plus difficiles. Cette mobilisation a été annoncée plusieurs semaines à l’avance, avec des appels à fermer temporairement les cabinets médicaux et à suspendre certaines consultations non urgentes.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV