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Affaire du pétrolier Tagor : la Russie dénonce des « manœuvres de manipulation » de Macron et réclame la libération du capitaine détenu en France

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La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. (Archives)

La Russie a accusé mercredi le président français Emmanuel Macron de mener des « manœuvres de manipulation » dans le dossier du pétrolier Tagor et a exigé la libération « dans les plus brefs délais » du capitaine russe du navire, placé en détention par les autorités françaises.

« Il s’agit de manipulation, d’un jeu dangereux, d’une tentative de tromper pour ensuite exploiter la situation à leurs propres fins », a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, selon des propos relayés mercredi par les médias russes.

Réagissant aux récentes déclarations d’Emmanuel Macron sur une possible reprise du dialogue avec Moscou, tout en soutenant l’interception du pétrolier Tagor, Mme Zakharova a estimé qu’il s’agissait de « manœuvres de manipulation ».

« C’est exactement ce dont je parlais : des manœuvres de manipulation », a-t-elle affirmé, dénonçant également « une substitution de concepts », « une distorsion des significations » et « un reflet déformé de l’information ».

Dans le même temps, l’ambassade de Russie en France a indiqué sur Telegram avoir été informée par les autorités françaises que le capitaine du Tagor, de nationalité russe, avait été placé en détention le 2 juin.

« Cette notification réitère les accusations infondées précédemment formulées à son encontre par la partie française », a déclaré l’ambassade.

La mission diplomatique a indiqué que Moscou demandait un accès consulaire immédiat au capitaine et a appelé les autorités françaises à le remettre en liberté « dans les plus brefs délais ».

L’affaire intervient après l’interception du Tagor par la Marine nationale française. Lundi, Emmanuel Macron a indiqué que le pétrolier, présenté par Paris comme lié à la « flotte fantôme » russe, avait été arraisonné en haute mer avec le soutien de plusieurs partenaires, dont le Royaume-Uni, dans le « strict respect du droit de la mer ».

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Mercredi, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a défendu cette opération, affirmant qu’elle s’inscrivait dans les efforts menés par les pays européens pour lutter contre les contournements des sanctions visant Moscou. Il a indiqué que le Tagor était le quatrième navire lié à la « flotte fantôme » russe à faire l’objet d’une telle opération depuis septembre 2025.

Selon le Quai d’Orsay, près de 650 navires associés à cette flotte ont déjà été sanctionnés par l’Union européenne, tandis que de nouvelles mesures sont en préparation avec les partenaires européens et du G7.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV