Le ministère iranien des Affaires étrangères a fermement condamné la décision du gouvernement britannique de désigner le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) comme une « menace au titre de la loi britannique sur la sécurité nationale », qualifiant cette mesure d’« injustifiée et irresponsable » et de violation du droit international.
Dans un communiqué publié mardi 14 juillet, le ministère a déclaré que cette décision contrevenait aux « principes et règles fondamentaux du droit international, notamment aux principes de l’égalité souveraine des États et de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays ».
Selon le communiqué, le CGRI est une composante intégrante des forces armées officielles de la République islamique d’Iran et il est, aux côtés de l’armée iranienne, responsable de la sauvegarde de l’intégrité territoriale, de la souveraineté nationale et de la sécurité nationale du pays.
Le ministère a également défendu le rôle régional du CGRI, affirmant que sa contribution à la paix, à la sécurité et à la dignité humaine dans la région, en particulier par sa lutte contre le groupe terroriste Daech, était reconnue de tous.
Selon le communiqué, la décision du Royaume-Uni d’attribuer une telle désignation à une institution officielle d’un État souverain constitue un acte honteux et provocateur qui viole le droit international et la Charte des Nations unies.
Le ministère a ajouté que cette mesure était particulièrement inopportune compte tenu des tensions actuelles en Asie de l’Ouest et a critiqué la longue tradition britannique d’ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays.
Le communiqué précise que le Royaume-Uni « n’a aucune légitimité morale pour porter des accusations contre autrui », rappelant son rôle de « complice et d’acteur actif » lors de la récente guerre d’agression américano-israélienne non provoquée contre l’Iran.
Rejetant les allégations britanniques contre le CGRI, le ministère a par ailleurs déclaré qu’il était « particulièrement ironique » que de telles accusations aient été utilisées pour tenter de justifier la décision, alors même que le Royaume-Uni « accueille et soutient des réseaux et groupes terroristes et violents ».
L’Iran a averti qu’il se réservait le droit, en vertu de la Charte des Nations unies et du droit international, de prendre des mesures de rétorsion, ajoutant que les autorités britanniques seraient responsables des répercussions politiques, juridiques et diplomatiques de cette décision.
Ce communiqué fait suite à l’annonce de la ministre britannique de l’Intérieur, Shabana Mahmood, selon laquelle le CGRI serait désigné comme une « menace pour la sécurité nationale au titre des nouveaux pouvoirs conférés par la loi sur la sécurité nationale (menaces étatiques) », faisant du soutien à cette force d’élite une « infraction pénale passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison ».